Brassica oleracea var. ramosa
herbacéeEnsoleillée ou mi-ombre
Frais / Humide, pH Neutre, Franc / Terreau, Légèrement acide à Neutre, Profond, Sol riche en humus, Sol bien drainé, Sol profond, Sol aéré, Limoneux (Franc)
Optimisez la biodiversité et la santé de votre jardin en associant les bonnes variétés.
Pour le Brassica oleracea var. ramosa, la suppression progressive et méthodique des feuilles basses est cruciale. Cette pratique accélère la lignification de la tige principale, exposant le tronc à la lumière et à l'air, ce qui est fondamental pour obtenir un bâton robuste et durable.
Pour des plants robustes et éviter l'étiolement, assurez un éclairage intense et proche des plantules (à 5-10 cm) dès l'apparition des cotylédons, en complément de la lumière naturelle ou en exclusivité sous lampes horticoles.
Pour maximiser la vigueur des plants issus de semis direct en non-travail du sol, assurez un lit de semence parfait en ratissant légèrement la surface du paillage ou du compost au point de semis pour un contact optimal graine-sol, puis recouvrez d'une fine couche de matière fine. Cela permet une levée homogène et réduit la compétition initiale.
Maintenir une couverture du sol vivante et un apport régulier de matière organique mature est crucial pour soutenir la vigueur florale et la production de nectar chez les Brassica, même en période de floraison, en favorisant une vie microbienne active qui rend les nutriments disponibles.
Pour une récolte continue et pérenne, n'enlevez jamais plus d'un tiers du feuillage de votre chou vivace à la fois, et assurez-vous de toujours laisser le cœur de la plante intact. Cela stimule une repousse vigoureuse et constante.
Pour maximiser le succès de l'enracinement des boutures, utilisez une hormone de bouturage à base d'acide indolbutyrique (AIB) et maintenez une humidité atmosphérique élevée et constante autour des boutures.
Au cœur d'un potager résilient ou s'accrochant à des terrains côtiers abrités, se dresse souvent la Brassica oleracea var. ramosa, une forme de chou buissonnant dont la silhouette ramifiée évoque une petite structure arbustive. Ses tiges multiples et robustes portent une profusion de feuilles d'un vert profond, souvent frisées ou cloquées, dont la texture coriace et légèrement cireuse résiste aux intempéries. Chaque feuille, généreuse et charnue au toucher, vibre d'une vitalité palpable.
Son tempérament est celui de la persévérance. Adaptée aux climats frais et même aux embruns salés des côtes d'où ses ancêtres sont originaires, elle s'épanouit là où d'autres péricliteraient, puisant dans le sol avec ses racines profondes et offrant une récolte continue. Pour la reconnaître avec certitude, son odeur caractéristique, un mélange sulfuré et terreux lorsqu'on froisse une feuille, est un signe indubitable des Brassicacées, à l'opposé des effluves âcres ou indétectables de plantes toxiques. Ses feuilles jamais découpées en fines lanières et l'absence de sève laiteuse sont des marqueurs distinctifs essentiels.
Dans l'écosystème, cette brassicacée est une alliée précieuse. Elle nourrit, bien sûr, enrichissant les sols par sa biomasse et offrant un refuge hivernal à de petits insectes. Ses fleurs, lorsque la plante monte en graine, attirent une multitude de pollinisateurs, contribuant activement à la biodiversité locale et au cycle de vie du jardin. Sa présence signale souvent un espace où la vie trouve à s'exprimer avec vigueur.
Champignon tellurique (Ascomycota)
Jaunissement en 'V' des feuilles basses, flétrissement diurne et brunissement des vaisseaux de la tige (xylème).
Sols modérés (20-25°C). Survit 15 ans dans le sol (microsclérotes). Pénètre par les racines.
Champignon (Ascomycota), Alternaria brassicicola
Taches brun foncé ou noires en forme de cible sur les feuilles ; peut provoquer une pourriture noire sur la pomme du chou-fleur.
Températures chaudes (20°C - 30°C) et pluies fréquentes ou irrigation par aspersion.
Champignon ascomycète tellurique, Verticillium longisporum
Jaunissement unilatéral des feuilles. Bandes verticales sur tiges. Présence de microsclérotes noirs (aspect cendré) en fin de cycle.
Optimal entre 23-27°C. Sol humide à l'infection. Spécifique aux Brassicacées (colza, choux).
Champignon biotrophe obligatoire (Ascomycota), Erysiphe cruciferarum
Taches blanches poudreuses sur les feuilles, les tiges et parfois le collet ; provoque le jaunissement et la chute précoce des feuilles.
Temps sec avec une forte humidité et des températures modérées.
Oomycète (Chromista), Albugo candida
Pustules blanches, brillantes, semblables à des cloques sur la face inférieure des feuilles et parfois sur les tiges florales.
Températures fraîches et forte humidité foliaire.
Champignon basidiomycète tellurique polyphage, Rhizoctonia solani
Fontes de semis, chancres au collet. Sur pomme de terre : nécrose des germes et sclérotes noirs sur tubercules. Chancres secs sur tiges.
Persistant au sol (sclérotes). Favorisé par des sols frais et humides à la plantation. Large gamme de températures (8-30°C).
Protiste (Phytomyxea), Plasmodiophora brassicae
Galles massives et irrégulières sur racines. Flétrissement diurne, jaunissement et nanisme. Pourriture racinaire nauséabonde à terme.
Sols acides (pH < 7), humides et T° sol 20-25°C. Spores de repos très résistantes (> 15 ans). Propagation par terre, eau et plants contaminés.
Oomycète (biotrophe obligatoire), Hyaloperonospora brassicae
Taches jaunes sur la face supérieure des feuilles avec un duvet blanc sur la face inférieure ; peut tacher la pomme (du chou).
Forte humidité, brouillard épais et températures fraîches (10°C - 15°C).
Bactérie (Xanthomonas)
Taches jaunes en 'V' sur les bords des feuilles. Noircissement des nervures et des vaisseaux de la tige.
Chaleur (25-30°C) et forte humidité. Pénètre par les hydathodes. Survit sur semences et débris (2 ans).
Champignon (Ascomycota), Botrytis cinerea
Feutrage gris velouté sur tous les organes. Sur tiges : chancres bruns. Sur feuilles : taches en "V" partant de la pointe. Sur fruits : pourriture molle ou "taches fantômes" (anneaux blancs).
Températures modérées (17-23°C) et humidité > 90 %. Infection favorisée par les blessures (taille) et les tissus sénescents. Dispersion par le vent.
Champignon ascomycète polyphage, Sclerotinia sclerotiorum
Pourriture molle aqueuse. Mycélium blanc cotonneux dense. Présence de sclérotes noirs (forme de crotte de souris). Dessèchement des tiges.
Frais (15-20°C) et très humide. Infection facilitée par les pétales tombés. Sclérotes survivant 10 ans au sol.
Nématodes endoparasites sédentaires (Meloidogyne arenaria, M. hapla, M. incognita, M. javanica, etc.)
Formation de galles (nœuds) sur les racines ; croissance ralentie ; flétrissement malgré un arrosage adéquat ; symptômes de carences nutritionnelles.
Sols sableux, chauds et humides. Note : le Kiwano y est très sensible.
Nématode (Hétérodéridé)
Croissance ralentie, flétrissement lors de fortes chaleurs ; petits kystes blancs ou bruns en forme de citron visibles sur les racines.
Sols infestés, particulièrement lors de rotations incluant des betteraves sucrières.
Bactérie Gram-négative, Pectobacterium carotovorum
Tissus humides et translucides virant à une masse visqueuse et déliquescente à l'odeur fétide. Provoque la 'jambe noire' chez la pomme de terre (base de tige noire) ou pourriture molle des tubercules. Flétrissement et mort des feuilles.
Humidité élevée, eau stagnante, T° 20-30°C. Entrée facilitée par les blessures (mécaniques, insectes, gel). Survie dans le sol, débris et eau d'irrigation. Aggravé par une mauvaise ventilation au stockage.